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Riz national : A la recherche de stratégies pour une meilleure commercialisation

A la recherche de stratégies pour une meilleure commercialisation
La production de riz a fortement progressé ces dernières années au Burkina, passant d’environ 100 000 tonnes en 2008 à plus 300 000 tonnes en 2014. Ainsi, il occupe désormais le 4e rang des céréales cultivées dans notre pays, après le sorgho, le maïs et le mil. Mais, les producteurs rencontrent d’énormes difficultés dans la commercialisation de cette céréale. Pour changer la donne, l’Union nationale des étuveuses de riz (UNERIZ) et l’association Soutenir l’émergence et la valorisation de l’économie locale en Afrique (SEVE-Africa) organisent un atelier d’échanges, du 13 au 14 juillet 2016, à Ouagadougou. Une trentaine d’acteurs du domaine prennent part à cette rencontre.

Riz national : A la recherche de stratégies pour une meilleure commercialisation
La production nationale de riz couvre un peu moins de la moitié de la consommation nationale estimée à près de 475 000 tonnes de riz blanchi, soit environ 800 000 tonnes de riz paddy. Les importations, elles, ont atteint 280 000 tonnes de riz blanchi en 2014, soit des sorties de devises estimées à près de 80 milliards de francs CFA. Malgré que la production nationale ne couvre pas la demande, le problème de commercialisation du riz burkinabè se pose toujours avec acuité.

« Avant, on avait des difficultés pour la commercialisation parce que les Burkinabè n’aimaient pas le riz local, ils préféraient le riz importé. Mais, avec le travail de promotion qui est en train d’être fait, avec l’amélioration de certains matériels grâce aux partenaires et l’Etat, actuellement on peut dire que ça va, mais pas totalement. Mais, jusqu’à présent, beaucoup de Burkinabè ne veulent pas s’adapter à la consommation du riz national. Pourtant, nous, on veut qu’au moins la moitié des Burkinabè consomment le riz national », confie Mariam Koussé/Sawadogo, étuveuse de riz dans la vallée du Sourou.

Les acteurs de la filière autour de la même table

Ainsi, les acteurs de la filière riz nationale cherchent des solutions à cette problématique de commercialisation et de consommation du riz local. D’où cet atelier de 48 heures qui réunis aussi bien les producteurs, les distributeurs, les étuveuses, les chercheurs, les partenaires techniques et financiers et autres associations intervenants dans la filière riz. « Au cours de ces deux jours, nous allons échanger sur les difficultés de commercialisation, proposer des solutions à ces difficultés, échanger également sur tout ce qu’on peut développer comme stratégie de communication pour assurer une meilleure commercialisation du riz nationale », a précisé Bouma THIO, membre de l’association Soutenir l’émergence et la valorisation de l’économie locale en Afrique (SEVE Africa).

C’est d’ailleurs cette association, en partenariat avec l’Union nationale des étuveuses de riz qui organisent cette rencontre. Ces deux structures bénéficient de l’appui financier d’OXFAM dans la cadre de son Projet d’appui aux étuveuses de riz et à l’autonomisation de la sécurité alimentaire (PARISA). L’un des axes majeur du PARISA est l’amélioration de la commercialisation du riz étuvé produit par les Unions d’étuveuses de riz membres de l’UNERIZ.

Cet atelier, qui se tiendra en plénière sous forme de présentations et d’échanges, permettra de faire un état des lieux de la commercialisation du riz par les étuveuses, d’échanger sur les difficultés de commercialisation et formuler des propositions d’amélioration, notamment des actions de marketing et de communication pour booster la consommation du riz nationale, et par conséquent sa commercialisation.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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