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Le non respect de la charge à l’essieu entraine une hémorragie financière

Le Burkina Faso a besoin de routes en bon état pour impulser une dynamique de développement à l’échelle de tout le pays mais aussi favoriser les échanges commerciaux tant internes qu’externes.
Le non respect de la charge à l essieu entraine une hémorragie financière
Pour cela, le réseau routier doit être bien entretenu. C’est tout l’enjeu du respect de la réglementation liée à la charge à l’essieu.

Dans le domaine du transport, la charge à l’essieu, ou charge par essieu, est la charge maximum qui peut être admise sur chaque essieu du véhicule en fonction des caractéristiques de l’infrastructure de transport. Cette charge dépend du poids total du véhicule, du nombre d’essieux et de la disposition de ceux-ci sur la longueur du véhicule. Cette notion est importante pour la maintenance des réseaux de transport terrestres, tant routiers que ferroviaires et fait généralement l’objet de réglementation.

Au Burkina Faso, les routes sont généralement malmenées par des camions lourdement surchargées. Endommagées, elles causent de nombreux accidents avant que leur réfection n’engloutisse des milliards de FCFA. Selon une étude menée en 2008, l’axe Ouaga-Pô-frontière du Ghana est le plus malmené par la surcharge. Plus de 60% des véhicules poids lourds contrôlés sur cette voie sont en surcharge, contre une moyenne nationale, de 40%. Des véhicules contrôlés se retrouvent par exemple avec plus de 140 tonnes au lieu d’un Poids total autorisé en charge (PTAC) de seulement 51 tonnes. Certains camions ont même endommagé les pèse-essieux mobiles installés sur certains axes routiers.

A l’instar des autres Etats de l’UEMOA, la mesure de contrôle du poids de charge autorisé des véhicules est entrée en vigueur, le 1er juin 2009 au Burkina. Le règlement de l’UEMOA prévoit une pénalité de 60 mille FCFA sur la tonne de surcharge. Les sanctions vont jusqu’à l’interdiction de circuler sur le réseau routier du pays.

Au Burkina Faso, la charge limite à l’essieu est fixée à 11,5 tonnes. Elle doit être respectée par tous les acteurs du trafic routier. L’Office national de sécurité routière (ONASER) même régulièrement des campagnes de sensibilisation en ce sens.

La surcharge engendre chaque jour la perte d’une partie importante du patrimoine routier et met à rude épreuve les budgets des Etats. Des infrastructures conçues pour une durée de vie de plus de quinze ans ne durent guère plus de trois ans du fait de la seule surcharge routière. Il y a donc urgence à agir.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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