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Elections consulaires de la chambre de commerce : L’O.NA.COM.B appelle à la mobilisation

L’organisation nationale des commerçants du Burkina (O.NA.COM.B) a animé une conférence de presse le 28 aout 2016 à Ouagadougou. Il était question pour les organisateurs du point de presse de se prononcer sur les élections consulaires de la chambre de commerce à venir.

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Les élections consulaires de la chambre de commerce sont prévues pour se dérouler le 13 novembre 2016 dans les 13 régions et les 45 provinces du Burkina Faso. Le processus a été lancé le 1er aout 2016. Et la date limite d’inscription sur les listes électorales, préalablement fixée au 24 aout 2016, a été prorogée jusqu’au mardi 30 aout à 15H30mns. Depuis lors, les différentes associations de commerçants donnent leur lecture de la situation.

C’est dans cette logique donc que s’inscrit cette sortie de L’O.NA.COM.B. avec comme principaux conférenciers : Ousmane Tapsoba (président de l’O.NA.COM.B) ; Moussa Dabo (vice-président national et président de la région du centre) et Mahamadou Sanfo (secrétaire général).

Pour les conférenciers du jour, vu les débats actuels en cours, il faut aller aux élections : « Nous pensons que aller aux élections consulaires de la chambre de commerce, est primordial pour les commerçants de nos jours. Vu que les préoccupations des commerçants ont été prises en compte à 70 ou 80% , lors de la rencontre du 11 avril 2016 avec le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat où c’était une rencontre élargie à tous les acteurs. Raison pour laquelle nous appelons tous les acteurs à aller aux élections » a dit le secrétaire général Sanfo dans la déclaration liminaire.

Ils expliquent aussi que de par le passé, pour être inscrit comme électeur, il fallait beaucoup de papiers dont le registre de commerce, un casier judiciaire, et remplir d’autres conditions à savoir être à jour au niveau de la CNSS et des impôts…Toute chose qui avait poussé le syndicat à s’adresser aux autorités pour demander un assouplissement des conditions. Avec l’argument principal que même pour élire le président du Faso, on ne demandait pas autant de papiers.

Cette préoccupation, disent-ils, a été prise en compte et il suffit maintenant d’avoir son registre de commerce, son n°IFU et sa pièce d’identité pour pouvoir s’inscrire en tant qu’ électeur.

Le syndicat se dit donc satisfait des avancées enregistrées dans le domaine et appelle ses militants et sympathisants des 13 régions et 45 provinces à s’inscrire massivement sur les listes avant la date butoir pour par la suite prendre part aux élections.

En temps opportun, le syndicat promet dévoiler le nom de son candidat

De certaines informations qui font état de la proximité dudit syndicat avec l’opérateur économique Apollinaire Compaoré dont le syndicat entend soutenir la candidature, le vice-président, Moussa Dabo estime que l’heure n’est pas encore aux alignements derrière des candidats déclarés ou dont les noms sont cités. Car « ce serait mettre la charrue avant les bœufs » selon lui. En effet, il argumente que l’heure est d’abord aux inscriptions sur les listes et après, aux élections.

Ce n’est qu’en ce moment que le syndicat, en fonction des différentes candidatures et des programmes proposés par les candidats, va se prononcer, foi des conférenciers.
Quant au débat qui tend à dire que certains qui étaient dans l’ancien bureau ou qui ont été des soutiens pour l’ancien régime ne doivent pas pouvoir postuler, le syndicat pour sa part estime que ce débat n’a pas lieu d’être et qu’il faut s’en tenir aux critères édictés. Dont les principaux selon les responsables du syndicat, se résument à être commerçant, remplir les conditions d’âges et ne pas être sous le coup d’une suspension à exercer l’activité commerciale.

Les conférenciers ont aussi soutenu que les opérateurs économiques ont de tout temps, soutenu les différents régimes qui se sont succédé au pouvoir pour le développement du Burkina Faso. Et que dans cette logique, il est difficile de voir un grand opérateur économique qui n’a pas collaboré avec l’ancien régime.

Si les conférenciers n’ont pas voulu « mettre la charrue avant les bœufs » en donnant un nom pour le moment, ils ont cependant fait le portrait-robot de celui ou celle que le syndicat aimerait voir à la tête de la chambre de commerce. Cette personne, disent-ils, doit avoir fait ses débuts dans le secteur informel et avoir gravi les différents échelons (détaillant, demi-grossiste, grossiste…et opérateur économique) de la chaine du monde du commerce pour arriver à la position dans laquelle elle se trouve actuellement. Ils ne veulent pas, ont-ils dit, d’un candidat ou d’un président « parachuté ».

Angelin Dabiré
Lefaso.net

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